Apache Longbow
Maquette Hasegawa au 1/48eme



    Tristesse, tristesse... C’est vert sombre, aussi coloré qu’une nuit sans lune, agressif, bref lugubre à souhait... N’empêche que nous sommes en présence d’un kit magnifique. La bestiole (qui me fait plus penser à un iguane qu’à un apache mais l’US Army n’a pas retenu ma proposition…bande de nuls…) est superbement gravée en creux avec de multiples panneaux en léger relief et une multitude de lignes de rivets en relief comme sur le vrai. 280 pièces vont nous permettre d’obtenir une réplique presque parfaite. Tous les détails sont fins et parfaitement reproduits (poignées, antennes etc…) seuls les siéges mériteront un peu de travail, en particulier pour les harnais qui font un peu chiche... De plus, les ajustages sont excellents et on pourra monter et détailler la maquette en plusieurs éléments qui ne seront assemblés qu'en final.
Bref le gros du travail va résider dans la mise en peinture pour donner à l'aide de différents tons de verts, de pré ombrage, de jus divers et de dry-brush un peu de relief. C'est l'occasion de se lancer dans l'utilisation de l'aérographe...non ?


Coté doc, ce n'est pas trop la peine de chercher la petite bête. Allez plutôt faire un tour sur le net ou servez-vous des images de cette rubrique car peu de choses manquent à l'appel à moins d'être un peu vicieux...
Pour changer un peu, j'ai commencé par monter et peindre l'armement placé sur les moignons d'aile... Allez-y les yeux fermés. Nous disposons de deux paniers lance roquettes et de huit missiles Hellfire fournis avec deux types de tête différentes pouvant être montés indifféremment. Les Hellfire sont noirs satinés et leurs marquages fournis sous forme de décals. Le reste est peint de la façon suivante: pré ombrage noir sur les lignes de structure, puis peinture verte sombre Lifecolor UA001. Ensuite, des voiles de cette teinte plus une pointe de noir sont diffusés de ci de là, histoire de nuancer un peu le revêtement. Enfin un dry brush vert clair fera ressortir les arêtes.


Ensuite on peut s'attaquer au cockpit dont voici quelques vues...


    Vous remarquerez que contrairement à la notice Hasegawa, l'intérieur n'est pas totalement noir mais plutôt gris. Tant mieux nous gagnerons un peu en clarté. Les instruments sont fournis sous forme de décals mais nous pouvons aussi bien les peindre sauf peut être pour les écrans radars. Notez également les sangles en gris clair... Les coussins seront peints en vert et les plaques de blindage des siéges affinés le plus possible...


    Voila, la promenade de santé continue et l'on se prend à rêver de joints vicelards, de pièces à ébarber et de détails à créer... Vous voyez que ça sert le short run ! mais rien n'empêche de se détendre de temps à autre... Le cockpit entièrement assemblé et peint est mis de coté pendant que commence la préparation du fuselage. On peut suivre la notice les yeux fermés. Une fois la base du rotor assemblée, peinte et collée dans un demi-fuselage, on peut fixer le cockpit et refermer le fuselage. Les turbines latérales sont assemblées et peintes en différents tons de vert (olive, sombre etc…) et les échappements en alu sombre après affinage des sorties. Les entrées sont également assemblées et peintes à ce stade et on supprimera l’ergot de positionnement qui gêne plus qu’autre chose. La grande verrière est masquée à l’intérieur puis à l’extérieur avant peinture. Le boîtier situé sous le montant du poste arrière est peint, dry brushé et deux câbles torsadés agrémentés d’une prise jack iront reposer sur les siéges. L’intérieur de la verrière est démasqué puis assemblé à l’aide de cyano. Les panneaux mobiles sont mis en place au maskol.


    Les différents sous-ensembles sont préparés en vue de l’assemblage final et vraiment il n’y a pas grand chose à dire et je commence à m’ennuyer sérieusement, pas vous ?. Bon sur le canon, on peut remplacer le ressort de rappel par un vrai constitué d’un fil métallique enroulé autour d’une mèche de 0.8mm et collé, puis placer deux conduites qui doivent servir au mouvement dudit canon…


    Le montage débutera une fois tous les sous-ensembles non seulement assemblés et peints mais aussi couverts des marquages en décal et c’est ici que se trouve le seul défaut de cette maquette : en raison des lignes de rivets, la pose des décals n’est pas une mince affaire: même après un voile de vernis brillant suivi de plusieurs couches de micro sol et set, plus une couche supplémentaire de klear, certains décals ont du mal à adhérer et à recouvrir correctement leurs emplacements. Si certains, comme les zones de marche sur les ailes peuvent être masquées et peintes, il n’en va pas de même pour les marquages de servitude et il y en a un paquet…

        Bon ceci dit, on se retrouve avec les éléments suivants :
    - ailes
    - paniers à roquettes
    - missiles montés sur leurs rails
    - plan arrière et son vérin
    - fuselage avec la verrière
    - rotor de queue
    - rotor principal
    - train d’atterrissage (notez bien les éléments droits et gauches)
    - turbines droite et gauche
    - radar
    - roulette arrière et son amortisseur
    - canon monté sur sa tourelle
    - antennes, poignées etc…

    Du calme! les assemblages sont nickel et un petit point de cyano suffit à faire tenir l’ensemble et les raccords sont parfaits… Commencez par les plus gros éléments et en particulier par les ailes démunies de leur armement puis, venez encastrer les deux containers latéraux après avoir collé le train avant. Collez les turbines et leurs entrées d’air, collez l’armement, la roulette arrière et le plan de dérive. Collez enfin le rotor arrière puis le principal surmonté de son radar en ayant pris soin de coller les poignées diverses et effectué les dernières retouches de peinture. Enfin mettez en place les parties mobiles de la verrière et leurs vérins et hop c’est terminé… Un peu de salissures de ci de la et votre Iguane prend cette allure inimitable… et comme je ne rate jamais un mauvais jeux de mot, il est temps de tourner l’Apache ! et envoyez-moi vos sioux ! (ou alors écrivez à l’arc)…

    Conclusion: Malgré le bide des dernières lignes, je dois avouer que j’ai rarement vu un modèle aussi bien conçu malgré sa complexité. Les assemblages sont magnifiques et simplifient vraiment le travail. Un petit bémol pour les décals tout de même… Les débutants peuvent foncer et connaître le grand frisson, les autres passeront de bien belles soirées… Ne connaissant pas la valeur des autres kits d’Apache à la même échelle, je me retiendrai de porter un jugement, mais malgré son coût élevé (quoique vu la qualité…) n’hésitez pas et foncez l’acheter…


    Et voilà! à très bientôt! On recomanche le mois prochain… et si vous voulez une maquette particulière ou un truc spécial, adressez-vous au Petit Diable ! (mais surtout pas de bagnoles, quoique si vous insistez, je peux en monter une pour vous…).

Fabien Santini Copyright 2002
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