Le montage d'un B-25B Mitchell (2)

    Pour se détendre un peu, on peut s’attaquer au train d’atterrissage qui sera détaillé de la façon suivante: les compas sont évidés, puis on ajoute les deux anneaux d’amarrage situés de chaque coté de la jambe (moulés par Accurate mais très fragiles, leur remplacement s’impose) puis des flexibles sont ajoutés entre la jambe et la jante. Enfin des tiges bien droites sont fixées le long de la jambe et des colliers de maintien sont réalisés en tube Evergreen étiré. Le tout est peint en alu, vernis et nuancé par un jus noir.

    Les moteurs de la boite seront utilisés tels quels même si les détails ne sont pas à la hauteur (fils d’allumage un peu grossiers, absence des tiges de culbuteurs etc…) correctement peints et patinés ils feront néanmoins illusion… Libre à vous de les détailler, voire de les remplacer par des éléments en résine pour les plus fortunés d’entre vous…

    A gauche, les moteurs de la boite et à droite, une reproduction due à Aires certes très belle mais pensez que le Mitchell est un bimoteur… et qu’au final on ne voit pas grand chose, enfin c’est à vous de choisir…
    En passant, on peut monter et détailler la tourelle supérieure qu’un bon travail de peinture mettra en valeur…



    Bon, petit à petit, on commence à avoir entre les mains quelque chose qui ressemble à une maquette et la taille de la bête s’avère impressionnante. Maintenant, il va falloir colorier tout cela. La maquette est séparée en sous-ensembles qui seront peints, patinés et vernis avant l'assemblage final. N’ayez aucune crainte, les pièces s’emboîtent entre elles parfaitement. Nous allons donc peindre:
    - le fuselage
    - les ailes avec les capots moteur fixés provisoirement
    - les dérives
    - les éléments annexes (trappes diverses etc…)

Un pré ombrage grossier est passé sur les lignes de structure et les détails (lignes de rivets).

    Les phares ont été masqués au Maskol après peinture interne en noir mat avec l’ampoule en chrome silver de chez Tamiya (une goutte dans le creux moulé par Accurates et c’est marre). Les surfaces supérieures reçoivent une teinte olive drab de Gunze H78, puis, dans la foulée et directement dans le godet de l’aérographe j’ajoute quelques gouttes de blanc et d’eau pour éclaircir le centre des panneaux et ceci de façon irrégulière.
    Ensuite c’est l’inverse: j’ajoute du noir dilué dans la teinte de base et je repasse les lignes de structure et quelques zones pour les accentuer. A l’aide d’une plaque de plastique fine (Evergreen 0.5mm ou carte de crédit…), je vaporise un jus sombre le long des lignes gravées en masquant la zone située devant la ligne à traiter. C’est peut être pas trop clair mais l’effet est saisissant. Ensuite je procède de la même façon pour l’intrados avec un gris pâle Prince August Air. Les surfaces sont alors masquées pour peindre les bords d’attaque en noir mat puis le tout est vernis (Johnson Klear) avant la pose des décals. N’oubliez pas de vieillir également ces derniers car un zinc délavé avec des cocardes comme neuves ne fait pas très vrai. On peut même les écailler légèrement avec un cutter. Pas de tout ça ici puisque ces appareils n’ont que peu volé (le raid sur Tokyo), par contre ils ont fait tout le voyage depuis L.A sur le pont de leur porte-avion et les conditions marines sont très dures pour les peintures. On peut donc patiner à loisir, mais rester léger sur les écailles de peinture ou les traces d’échappement.


    Pour le fuselage et les dérives on procède de la même façon et on peut retirer les masques…
La suite n’est qu’une promenade de santé avec le collage des ailes, des dérives, des trains et des divers accessoires. Franchement tout colle parfaitement et l’on s’aperçoit que la bestiole ne tient pas sur ses pattes… Il est obligatoire de fixer l’oiseau sur un socle (en plus, c’est plus facile pour le transport) les roues sont percées et un cure-dent taillé fera la jonction avec un petit socle en bois peint. En fait , monté "from ze box", le lest fourni par Accurate suffit mais les détails Aires ajoutés ne permettaient pas de tout installer d’où ce petit désagrément. D’ailleurs à posteriori, je regrette d’avoir investi dans le set Aires, non pas pour sa qualité qui est parfaite mais plutôt parce que rien ou très peu n’est visible au final… quant à ceux qui disent: on sait que c’est là, je réponds que "ben ouais, mais à par éclater la béte pour en voir les entrailles, rien ne le prouve"… Ne vous bilez pas, je me suis bien amusé tout de même…
En conclusion, on obtient un modèle superbe qui mérite largement une place de choix dans nos vitrines et l’envie d’en monter un autre avec nez plein de mitrailleuses et décoré d’une belle gueule de dragon me titille de plus en plus: passez vos commandes!
Je réalise pour vous tout montage…(après tout pourquoi pas? certains achètent bien des miniatures, alors pourquoi pas un bel oiseau ?).



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