Le montage d'un Walrus (2)
Montage
Avec une maquette de ce type, l'essentiel du temps sera consacré à la préparation des pièces : dégrappage soigneux des éléments en plastique injecté, affinage des bords de fuite des ailes et gouvernes et surtout préparation des pièces en résine.
Celle ci sont généralement pourvues d'une embase de moulage hélas inévitable car étant directement liée au procédé de fabrication. Si cela n'est pas trop gênant pour des roues ou des détails bien saillants, il n'en est pas de même pour les parois du poste de pilotage. Il y a au moins deux millimètres de matière à ôter.
Deux méthodes s'offrent à vous : soit vous disposez d'une mini perceuse et dans ce cas à l'aide d'une fraise vous enlevez l'excédent (risqué ! attention aux dérapages) soit comme moi vous utilisez votre huile de coude : il suffit de poncer délicatement sur un papier de verre de plus en plus fin en effectuant des mouvements circulaires.
Au bout de quelques heures, la pièce est prête à installer. Si l'ajustage à blanc vous convient, une (ou deux) gouttes de cyano fixera l'ensemble.
Pour les baies de train, renforcez le collage avec de petits blocs de plastique taillés en équerre placés sur le pourtour de la pièce. Cependant, la maquette est bien conçue et les ajustages très corrects.

Sur la photo de gauche, j'ai ajouté quelques sections de profilés plastique car sinon le poste avant manque un peu de relief. J'ai également ajouté les harnais sur les siéges (magnifiques) et une tablette pour le radio ainsi que quelques câblages de ci de la.
Ne vous cassez pas trop, de toute façon on ne voit plus grand chose une fois le fuselage refermé.
Laissez surtout les pièces les plus fragiles (mitrailleuses) de coté pour le stade de montage final… Vous éviterez des casses irrémédiables…
Tous les emplacements de haubans sont également percés à ce stade (après ce sera moins facile…)


Les roues sont détaillées par l'ajout d'une couronne de boulons et le moteur recevra ses fils d'allumage en fil métallique de 0.3mm (récupérez du cuivre ou contactez moi je me ferai un plaisir de vous en fournir et en plus de couleurs différentes ! ).
Phase suivante : peinture !
Un peu de couleur…
Voilà un peu de repos et de détente bien mérité… Il va falloir peindre tout l'intérieur de la bestiole et il y a de quoi faire…
J'ai appliqué une première couche de vert olive Andrea Color n°3 (c'est la même chose que les Prince August en un peu plus épais, il suffit de monter d'un cran la pression du compresseur). J'entends déjà les puristes crier au scandale de ne pas avoir mis la teinte exacte intérior green mais après tout l'essentiel est d'obtenir quelque chose de plausible, la perfection n'étant hélas pas de ce monde.
Un jus appliqué au pinceau sera passé sans ménagement sur l'ensemble des surfaces (noir Humbrol dilué de 80% de white spirit plus une goutte de marron). On passera un dry brush gris clair sur les reliefs (discret) puis les détails seront peints au pinceau fin (coussins des siéges, postes radio, bonbonnes etc…) . Le tableau de bord sera peint à part suivant la même méthode : noir mat, dry brush gris, peinture des cadrans en noir pur, peinture des aiguilles en blanc, cerclage des cadrans en brun, rouge et jaune puis une goutte de Humbrol clear cote.
Cela paraît un peu compliqué, mais le résultat est très correct.
Le manche à balai a été refait de toute pièce en profilé et fil de cuivre car la pièce du kit est plutôt massive. Enfin les harnais sont ajoutés sur les siéges après peinture.
J'ai ajouté des cartes sur la tablette du radio et deux crayons en fil métallique fin : c'est totalement idiot car une fois le fuselage refermé on ne voit plus rien du tout !
Fabien Santini Copyright 2002
Retour Réalisations